Mon histoire

Je suis née en 1989 en Moselle, et j'ai grandi entourée d'animaux. Il y en a dans chacun de mes souvenirs d'enfance. Les chiens surtout, qui ne m'ont jamais quittée depuis.
J'ai d'abord fait mes mains dans un autre métier : pâtissière de formation, j'ai passé vingt ans dans la restauration. J'ai fait mes armes dans des maisons exigeantes, des restaurants doublement et triplement étoilés au guide Michelin, des établissements Relais & Châteaux, avant d'ouvrir mon propre restaurant avec mon mari et de le diriger pendant douze ans. Vingt ans à créer avec mes mains, à soigner le détail, à recommencer un geste jusqu'à ce qu'il soit juste.
Mais la maladie est arrivée. En 2014, on m'a diagnostiqué une sclérose en plaques. Ont suivi plusieurs années de douleur, de fatigue, de choses auxquelles il a fallu renoncer petit à petit, dont la cuisine et un métier que j'aimais profondément. Ce sont mes chiens qui m'ont tenue debout pendant cette période. Ils sentaient ce que personne ne pouvait voir : les douleurs invisibles, les jours où je n'arrivais plus à l'expliquer avec des mots. Ils venaient se coller à moi, ils restaient là, sans rien demander. Je leur dois d'avoir tenu bon quand je n'en avais plus la force, et je crois que c'est à ce moment-là que ma dette envers eux est devenue quelque chose que je voulais rendre.
Je n'avais pas perdu l'envie de créer, seulement le lieu pour le faire. Il est venu de très loin. En 2023, mon mari et moi sommes partis en Polynésie pour notre voyage de noces, et je suis tombée amoureuse deux fois : du lieu, et des gens, de cette douceur et de cette gentillesse que je n'avais rencontrées nulle part ailleurs. Puis j'ai vu les chiens. Ici, on en compte plus que d'habitants. Beaucoup vivent dehors, sans soins, sans vaccins, sans stérilisation. En discutant avec les familles locales, j'ai compris que le problème n'était pas d'abord la maltraitance, même si elle existe, mais une question de moyens : nourrir, soigner, vacciner et stériliser un animal coûte cher, et beaucoup de foyers font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Aider les animaux, ici, c'est aussi aider ceux qui les aiment.
Nous avons quitté l'Europe pour nous installer sur Moorea en avril 2026, et j'y ai créé Pearls4Paws : des bijoux faits main, inspirés de la Polynésie, réalisés un par un dans mon atelier, avec la même exigence que celle que j'avais en pâtisserie.
Mais alors pourquoi ce nom ? C'est très simple : je reverse 10 % de mon chiffre d'affaires à l'association SCAT Tahiti, qui vient en aide aux animaux de Tahiti et de Moorea.
Ce n'est pas un argument de vente. C'est la raison même pour laquelle cette marque existe. Mes chiens m'ont sauvée ; c'est simplement mon tour.
Fanny